Article DSM

Aide : score synthétique DSM, calcul et interprétation métier

Définition du score synthétique DSM, différence entre indice brut et indice robustifié, et méthode de lecture d’un écart comme 35/70 entre deux marchés.

Le score synthétique DSM est un indicateur de pilotage sur 100. Il combine intensité d’activité (volume d’avis), qualité perçue (part favorable) et frictions (part défavorable), afin de comparer rapidement des marchés, des zones ou des périodes.

Ce n’est pas une note Google moyenne. C’est un score de dynamique de marché utile pour prioriser les décisions.

A quoi sert ce score

  • Comparer deux marchés sur une même fenêtre (exemple : 30 jours).
  • Suivre l’évolution d’un marché dans le temps (1j, 7j, 30j).
  • Prioriser l’action commerciale : conquête, défense, repositionnement.
  • Expliquer un écart avec des composantes lisibles : activité, favorable, défavorable.

Pour un professionnel de l’analyse, le score sert de base de hiérarchisation. Pour un gérant de TPE, il répond à une question simple : où agir en premier et pourquoi ?

Mode de calcul DSM (version actuelle)

Le calcul se fait en deux niveaux :

  1. calcul d’un score quotidien ;
  2. moyenne des scores quotidiens sur la fenêtre observée.

1) Score quotidien

Pour un jour donné :

  • Composante activité = (volume du jour / volume journalier maximum de la fenêtre) x 55
  • Composante climat = part favorable x 0,45
  • Pénalité friction = part défavorable x 0,15
  • Score du jour = borne entre 0 et 100 de : activité + climat – friction

2) Score sur la fenêtre

Le score synthétique affiché est la moyenne arrondie des scores quotidiens sur la fenêtre (7 jours, 30 jours ou autre fenêtre de comparaison configurée).

Repère important : à volume équivalent, une hausse de part favorable tire le score vers le haut ; une hausse de part défavorable le tire vers le bas. A climat équivalent, un volume plus soutenu tire aussi le score vers le haut.

Nouvelle comparaison MyDSM : indice brut et indice robustifié

MyDSM affiche désormais deux lectures complémentaires :

  • Indice brut : score synthétique DSM standard.
  • Indice robustifié (quantitatif) : indice ajusté par un facteur de robustesse qui tient compte de la profondeur des données comparées.

Facteur de robustesse quantitative

Le facteur de robustesse combine :

  • le nombre d’établissements suivis ;
  • le volume d’avis sur la période de comparaison.

Formule appliquée :

  • robustesse = borne entre 0 et 1 de : sqrt(etablissements / 20) x sqrt(avis_periode / 30)
  • indice robustifié = arrondi(indice brut x robustesse + 50 x (1 – robustesse))

Quand la robustesse est forte, l’indice robustifié reste très proche de l’indice brut. Quand la robustesse est faible, l’indice est ramené vers un niveau neutre (50) pour éviter de sur-interpréter de petits échantillons.

Exemples simples

Exemple A : journée dynamique et bien orientée

  • Activité relative : 80 % du pic journalier de la fenêtre -> 44,0 points
  • Part favorable : 70 % -> 31,5 points
  • Part défavorable : 10 % -> -1,5 point
  • Score du jour : 74

Exemple B : journée plus faible et plus mitigée

  • Activité relative : 40 % du pic journalier de la fenêtre -> 22,0 points
  • Part favorable : 45 % -> 20,25 points
  • Part défavorable : 25 % -> -3,75 points
  • Score du jour : 39

Sur 30 jours, le score affiché est la moyenne de ce type de journées.

Comment interpréter un écart 35 / 70 entre deux marchés

Un écart de 35 points sur l’indice brut est un écart fort. Le marché à 70 présente une dynamique nettement plus favorable que le marché à 35 sur la même fenêtre.

Mais la lecture doit être complétée par l’indice robustifié si la profondeur quantitative est très différente (par exemple 2 établissements contre 77).

Lecture recommandée :

  1. Vérifier la fenêtre : la comparaison doit porter sur la même période (exemple 30 jours contre 30 jours).
  2. Comparer brut vs robustifié : si l’écart se réduit fortement après robustification, une part de l’écart vient de la faible profondeur quantitative.
  3. Décomposer l’écart : volume d’avis, part favorable, part défavorable.
  4. Qualifier la robustesse : profondeur de volume et couverture des fiches suivies.
  5. Décider l’action : accélérer là où le signal est fort, corriger l’expérience client là où le signal est faible.

Exemple de lecture métier : si un marché est à 35 (petit panel) et l’autre à 70 (grand panel), l’indice robustifié remonte souvent le premier vers un niveau moins extrême et rapproche partiellement les deux. On conserve ainsi la direction du signal sans surestimer la certitude.

Attention métier : 70 n’est pas « deux fois meilleur » que 35 au sens qualité pure. Le score intègre l’intensité d’activité, et la robustification tient compte de la profondeur quantitative. Il faut lire les deux niveaux ensemble.

Grille de décision rapide pour dirigeant TPE

  • Score 0-39 : zone d’alerte. Diagnostiquer causes de friction (avis défavorables, promesse non tenue, qualité de service irrégulière).
  • Score 40-59 : zone intermédiaire. Stabiliser l’exécution et travailler la régularité.
  • Score 60-79 : zone favorable. Capitaliser commercialement et défendre la qualité.
  • Score 80-100 : zone très porteuse. Prioriser croissance, acquisition et offres premium.

Ces bornes sont des repères de pilotage, pas des certitudes absolues. La décision finale doit aussi considérer le contexte local, la saisonnalité, les prix et la concurrence.